Forestiers du Maroc

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Une carte interactive pour la protection des ressources forestières sera lancée, ce samedi  à Ifrane, à l’initiative de l’association Jeunesse sans Frontière (AJSF).
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le lancement de cette carte interactive, qui sera consultable sur le site internet www.protectionforet.com, vise à suivre de près les phénomènes causant la dégradation de l’espace forestier, pour ensuite les rapporter sur la carte ou en envoyant des SMS de notification.
Il sera ainsi question, selon l’AJSF, de sensibiliser, aussi bien les décideurs que les citoyens, aux dangers qui guettent la forêt de la région d’Ifrane. Rappelons que celle-ci s’étend sur une superficie de 116.000 hectares, dont 48.000 hectares de cèdres.
Pour que le projet voit le jour, l’association s’est jointe au programme “médias sociaux/mobilisation sociale”, subventionné par l’International Research and Exchanges Board (IREX), une ONG américaine œuvrant pour des sociétés plus justes, plus libres et plus prospères. Cette action veut encourager la participation des jeunes à la vie publique et à la défense de l’environnement.
Mais avant d’arriver à ce stade, plusieurs actions ont été entreprises, dont le lancement de formations au profit d’une trentaine d’associations de la région sur la technique de création d’une carte interactive. Mais, ont été entreprises aussi la conclusion d’une convention de partenariat avec l’association Forêts modèles d’Ifrane sur la protection des ressources forestières et l’organisation de visites de terrain et des rencontres avec des spécialistes du domaine de la législation forestière.
Une journée de lancement avec débats et ateliers
Toutes ces étapes seront passées en revue lors de la journée de lancement de la carte interactive. Un débat sera organisé autour des technologies de l’information et de la communication au service de la protection des ressources forestières, des nouvelles approches de préservation des forêts, des rôles du Haut Commissariat aux eaux et forêts et de la société civile et enfin de la législation forestière.
En parallèle à ces exposés, des ateliers thématiques seront organisés autour de “la société civile et la protection des ressources forestières” ainsi que sur la “population riveraine des forêts et les droits d’exploitation”.

Une commission de travail composée de représentants de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, du Conservatoire du littoral, de l’Agence de l’eau, Rhône, Méditerranée, Corse et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), a été accueillie à Nador les 3, 4 et 5 juillet, dans le cadre du projet d’appui à la dépollution et à la protection de la Lagune de Marchica», initié par la Fondation.
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A gauche la lagune de Marchica à Nador (méditerranée)
«Cette rencontre de concertation et d’échanges a pour but la validation du plan global de gestion environnementale du bassin versant de la lagune de Marchica, des outils de fonctionnement de l’Observatoire local et des indicateurs de suivi en faveur de la gestion durable du site, notamment les zones à hautes valeurs bio-écologiques», indique un communiqué de la Fondation. Ce plan de gestion vise à réduire les sources de pollution directes impactant la lagune et à promouvoir un aménagement et une utilisation des ressources durables autour de celle-ci et dans l’arrière-pays.
«Ce plan a pour objectif également à favoriser le partage des connaissances sur la lagune et assurer un suivi par la production d’indicateurs caractérisant l’évolution de la situation par rapport aux objectifs retenus et promouvoir un changement des comportements grâce à l’éducation à l’environnement et à la sensibilisation», ajoute le communiqué.
La Fondation en partenariat avec le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et en concertation avec l’Agence française de développement (AFD) a lancé le projet d’appui à la dépollution et à la protection de la lagune de Marchica en novembre 2008. Depuis cette date, plusieurs actions de sensibilisation ont été réalisées : opérationnalisation de l’Observatoire de la lagune, renforcement des capacités et du dialogue des acteurs locaux et opération d’épandage des boues de la station d’épuration du Grand Nador en octobre 2012, conformément aux normes internationales.

Les conditions écologiques fragiles qui sévissent dans les régions sahariennes du Royaume, conjuguées avec la pression anthropique, marquées par l’accroissement démographique et le surpâturage sont autant de facteurs responsable de l’ensablement, phénomène qui constitue la manifestation ultime de la désertification.
A l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre la désertification, qui coïncide cette année avec la commémoration du centenaire des services forestiers au Maroc, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification a organisé des visites sur le terrain dans les provinces de Laayoune et Es-Samara pour s’enquérir des réalisations en matière de lutte contre l’ensablement.
L’intervention du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification pour lutter contre ce phénomène se focalise sur la fixation des dunes dans l’objectif de protéger les infrastructures routières, les palmerais et les agglomérations. Les réalisations dans les trois régions du Sud ont concernées depuis 2005 la fixation biologique et mécanique des dunes sur plus de 1.000 Ha. Les traitements réalisés à Foum l’Oued au Sud Ouest de la ville de Laayoune ont permis de fixer une nappe sablonneuse, d’atténuer l’agressivité des tempêtes de sable et de protéger l’infrastructure routière des coulées de sable. Le projet de fixation des dunes littorales, en cours d’exécution dans la ville de Tarfaya, constituera une action d’envergure et remarquable dans ce domaine.
En outre une attention particulière est accordée à l’installation des ceintures vertes autour des villes en partenariat avec les collectivités locales. La superficie des espaces verts créés depuis 2005 dans les provinces du sud s’élève à 740 ha. Les réussites des réalisations enregistrées à proximité des villes de Laayoune, de Dakhla et d’Es-Smara ont permis de contribuer à l’amélioration du cadre naturel de vie des populations.
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 Il est à noter que ces actions constituent une composante principale du Plan d’Action National de Lutte Contre la Désertification (PAN-LCD) tel que actualisé et adapté aux conditions spécifiques des provinces de Sud.

Le Maroc ambitionne d’atteindre une production de 10.000 tonnes par an d’huile d’argan à l’horizon 2020, contre 4.000 actuellement, a affirmé, lundi à Agadir, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, Mohamed Sadiki.
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Le Maroc ambitionne d’atteindre une production de 10.000 tonnes par an d’huile d’argan à l’horizon 2020, contre 4000 t/an actuellement.
Les objectifs à l’horizon 2020 sont ambitieux et visent globalement, la réhabilitation de l’arganeraie sur une superficie de 200.000 hectares, l’installation de plantations modernes équipées en système d’irrigation localisée sur une superficie de 5.000 ha, l’amélioration de la production pour atteindre 10.000 tonnes/an, la valorisation et la promotion des produits de l’arganier, a souligné M. Sadiki.
Dans une allocution au nom du ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, à l’ouverture du deuxième congrès international sur l’arganier (9/11 décembre), le même responsable a indiqué que l’arganier couvre une superficie de 830.000 ha. Il génère 20 millions de journées de travail, dont 7,5 millions au profit des femmes.
Sur les actions menées en 2012 et 2013 par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganeraie (ANDZOA), il est fait état de la signature de 80 conventions de partenariat de financement de projets concernant 7 provinces et 55 collectivités territoriales pour un montant d’environ 60 millions de DH.
Selon les grands axes de la stratégie de l’ANDZOA présentée en octobre dernier devant le Roi Mohammed VI à Errachidia, il est prévu la mobilisation d’un investissement de 93 milliards de DH à l’horizon 2020 pour la concrétisation d’une série de projets et programmes visant entre autres, à multiplier par 2,5 le produit intérieur brut, la création de 160.000 nouveaux emplois et l’amélioration des prestations dans les domaines de la santé et de l’enseignement.

Moroccan Wetlands
Le complexe de zones humides de Smir (marais d’eau douce et lagune saumâtre) a été classé comme un Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) dans le Plan Directeur des Aires Protégées du Maroc publié par le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) en 1996.
La zone humide de Smir était l’un des sites marocains inclus dans la ‘Réserve de la biosphère intercontinentale de Méditerranée‘ partagée entre le nord du Maroc et l’Andalousie (Espagne), qui a été désigné par l’UNESCO en Octobre 2006.
Depuis décembre 2006, les autorités marocaines ont commencé à délivrer des licences aux promoteurs immobiliers pour la construction dans la zone humide.
En Octobre 2009, les premiers travaux de construction ont commencé dans la zone humide de Smir. Ces travaux s’arrêteront pour les deux prochaines années (en raison de la crise économique mondiale), pour relancer à nouveau en 2011 avec de nouveaux investisseurs et sociétés immobiliers. Ces travaux ont déjà complètement changé le site et causé la perte de ses valeurs écologiques comme un site escale et d’hivernage pour des milliers d’oiseaux européens, mais aussi comme un lieu de reproduction pour les oiseaux rares et / ou localisées au niveau national .
Cette vidéo résume l’état de la zone humide de Smir avant et après ces changements majeurs causés par ces travaux destructeurs:
Références:
Chercher les mots clés suivants dans Google (avec les mots surlignés en gras ci-dessus): marais de Smir, lagune de Smir, laguna Smir, Smir wetland, Merjat Smir, مرجة أسمر

La Fondation Yves Rocher s’est associée à la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier et au Haut commissariat aux eaux et forêts pour mener une campagne ambitieuse de reforestation. La 4e édition de la campagne lancée en 2010 permettra la plantation de 5000 arganiers.
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Fruit d’un partenariat tripartite entre la Fondation Yves Rocher, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier et le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), la 4e édition de la version marocaine du programme international «Plantons pour la planète» a été marquée cette année par une opération de plantation de 5000 arganiers dans la région d’Essaouira. L’objectif du spécialiste français des produits cosmétiques d’origine végétale est de repiquer dans cette région 30000 arganiers d’ici 2015. Depuis le lancement de la campagne en 2010, le compteur en est à 15000.
Les plantations enregistrent un taux de succès de 80%
La particularité de ce partenariat est que «le Haut commissariat se charge d’indiquer les terrains qui servent de pépinière et sur lesquels seront mis en terre les plants, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier apporte son expérience et Yves Rocher finance l’opération», explique Rachid Aterhzaz, DG adjoint d’Yves Rocher au Maroc. A raison de 60 DH environ le plant qui séjourne en moyenne 18 mois en pépinière, la contribution financière d’Yves Rocher peut être rapidement calculée.
Pour remédier aux difficultés à transplanter l’arganier, les parties prenantes se sont appuyées sur un important travail de recherche réalisé par les forestiers marocains. Les résultats ne se sont pas faits attendre. «Avant, le taux d’échec était de 80%. Aujourd’hui, c’est le taux de réussite qui est compris entre 75 et 80%. Il s’agit donc d’une très grande avancée scientifique», déclare Katim Alaoui, DG de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier et professeur à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat. Après le repiquage, il faudra cependant patienter 20 ans pour que l’arbre donne ses premiers fruits, et 30 ans pour qu’il devienne finalement exploitable.
Deuxième essence forestière au Maroc après le chêne vert, l’arganier couvre actuellement près de 870 000 hectares. La densité est de 10 à 50 arbres à l’hectare contre 100 en 1900. Ce dépeuplement de la forêt marocaine, qui touche chaque année 600 ha, est imputé à un abattage abusif et à la surexploitation.
Créée en 1991, la Fondation Yves Rocher a décidé en 2007 d’accompagner le programme «Plantons pour la planète», initié par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) en 2006, et dont l’objectif est de planter chaque année un milliard d’arbres à travers le monde. Depuis, le chiffre de 12 milliards d’arbres a été franchi.
Pour sa part, la Fondation Yves Rocher, avec l’aide de ses divers partenaires dans l’ensemble des pays où l’opération se tient, s’est engagée à en planter 50 millions. Aujourd’hui, elle soutient 24 spots de plantation, notamment en France, au Mexique, en Inde, en Ethiopie, en Russie, en Haïti ou encore à Madagascar.

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