Forestiers du Maroc

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Le Jardin zoologique national (JZN) de Rabat vient de célébrer son 2e anniversaire avec un bilan encourageant, soit près de 1,5 million de visiteurs nationaux et étrangers.
Profitant de cette occasion, le zoo a organisé, jeudi dernier, sa première rencontre scientifique sous le thème: «La conservation de la faune sauvage au Maroc».

Une rencontre qui a permis de mettre en exergue l’importance de la préservation des espèces sauvages dans les équilibres des écosystèmes et de la biodiversité. C’était également une opportunité pour présenter l’expérience menée dans ce sens par le Haut commissariat aux eaux et forêts. Sur ce volet, on rappelle notamment le programme de réintroduction des antilopes sahariennes (gazelles, addax, oryx, moufons…) dans leur milieu d’origine dans le sud du Maroc. «Parmi les missions de notre zoo figure la préservation des espèces menacées comme le lion de l’Atlas», rappelle Salma Slimani, directrice de la stratégie et de la gestion administrative et financière au JZN.
Pour elle, les résultats obtenus dans ce sens sont encourageants, car l’année 2013 a été marquée par la naissance de près d’une dizaine de lionceaux. Pour consolider ces résultats, la direction du zoo tisse des partenariats avec des acteurs nationaux et étrangers. Ainsi, en marge de la rencontre scientifique, il a été procédé à la signature d’une convention de coopération avec le Bio Parc de Doué en France qui porte sur la conservation des ibis chauves et des vautours fauves. «Le JZN développe depuis des années des relations de coopération avec d’autres zoos étrangers comme ceux de Hanovre en Allemagne et de Al Ain aux Emirats Arabes Unis», rappelle Abdeladim Lhafi, Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. Des groupes marocains sont également engagés dans ce chantier de la préservation de certaines espèces locales dans le cadre de conventions de coopération.
Il s’agit de 5 partenaires: la Fondation BMCE Banque, Groupe Addoha, Ciments du Maroc, Marjane et les Eaux minérales d’Oulmès. Par ailleurs, les travaux de la rencontre scientifique ont été l’occasion de se faire une idée sur l’évolution historique de la faune sauvage au Maroc. «Les études préhistoriques et les gravures rupestres révèlent la présence ancienne d’au moins 18 espèces disparues depuis longtemps, comme la girafe, le phacochère, et le rhinocéros blanc. L’éléphant a vécu au Maroc jusqu’au 7e siècle», rappelle Zouhair Amhaouch, chef de division au Haut commissariat. «Aujourd’hui, 19 espèces sont définitivement éteintes à l’état sauvage et 34 espèces sont gravement menacées de disparition à court terme», est-il indiqué.

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